Gliomes diffus de bas grade

Dernière mise à jour : mardi 8 avril 2014

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 V - FACTEURS PRONOSTIQUES SPONTANES

L’âge élevé, l’existence d’un déficit neurologique lors du diagnostic et un status fonctionnel faible (indice de Karnofsky < 70) représentent des facteurs de plus mauvais pronostic (13,40,57)
Sur le plan de l’imagerie, un plus important volume tumoral et les GDBG qui traversent la ligne médiane sont corrélées avec une survie globale plus courte. Ainsi, un volume supérieur à 10 cc et a fortiori à 30 cc a été corrélé significativement à un plus haut risque de transformation maligne rapide et à une survie plus courte (4).
Le taux de croissance est inversement proportionnel à la survie (56). Une étude récente a mis en évidence que la médiane de survie était supérieure à 15 ans pour un taux de croissance inférieur à 8 mm/an alors qu’elle chutait autour de 5 ans pour un taux de croissance de 8 mm/an ou plus (51).
La corrélation entre prise de contraste et pronostic est sujet à controverse, mais il semblerait que l’apparition d’une prise de contraste et qu’un rehaussement nodulaire représentent des facteurs péjoratifs (52).
Un faible VCS et une faible captation à la TEP-MET sont corrélés à une plus longue survie globale. La corrélation entre VCSr et survie a été répliquée dans différentes institutions (7).
Les oligodendrogliomes ont un meilleur pronostic que les astrocytomes, tandis que les oligoastrocytomes ont un pronostic intermédiaire.
L’index MIB-1 est corrélé inversement à la survie de manière indépendante en analyse multivariée dans les astrocytomes de grade II et de grade III. Il l’est aussi dans les oligodendrogliomes de grade II et III. Le seuil à partir duquel le pronostic est modifié varie selon les études entre 3% et 8%, mais le pronostic continue de s’assombrir avec l’augmentation de l’index. Dans les astrocytomes de grade II, la médiane de survie était de 72 mois si l’index MIB-1 est > 3% et 23 mois s’il est > 3%. Dans une série d’oligodendrogliomes de grades II et III, la médiane de survie était 1,1 et 3,4 ans en fonction d’un index supérieur ou inférieur à 5% (15).
Sur le plan moléculaire, la délétion complète du chromosome 1p (avec ou sans la délétion 19p) est un facteur pronostique favorable (76). La méthylation du promoteur de la MGMT pourrait prédire une survie prolongée chez les patients traités par Témozolomide, tandis que valeur de la mutation IDH1 reste controversée.