Myélopathies cervicales

Dernière mise à jour : vendredi 13 septembre 2013

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 DEFINITION

Le terme de myélopathie rassemble toutes les souffrances chroniques de la moelle épinière quelles qu’en soient les étiologies : vasculaires, inflammatoires, carentielles, post-radiques etc… mais le terme de myélopathie cervicale est plus restrictif et doit être réservé aux souffrances chroniques de la moelle en relation avec la diminution des dimensions du canal rachidien cervical dont l’étiologie principale est la cervicarthrose.

 HISTORIQUE

1823, Charles-Prosper Ollivier d’Angers in « De la moelle épinière et de ses maladies » évoque un lien entre
une saillie et cartilages intervertébraux les myélopathies.
1888, Strumpell puis Pierre-Marie (1898) étudiant les « Lésions médullaires de l’arthrite cervicale chronique » signalent le lien entre spondylarthrose et paraplégie.
1892, Victor Horsely pratique une laminectomie cervicale pour un patient présentant une myélopathie cervicarthrosique in « Taylor J,Collier J. The occurrence of optic neuritis in lésions of the spinal cord-Injury, tumour, myelitis. (An account of twelve cases and one autopsy.) Brain1901 ;24:532 ».
1952, W. R. Brain, D. Northfield et M. Wilkinson in « The neurological manifestation of cervical spondylosis. Brain (1952) 75 1 [1] : 187-225 » publient le premier travail sur les manifestations neurologiques de la spondylose cervicale.

 EPIDEMIOLOGIE

La myélopathie cervicarthrosique représente 55% des myélopathies cervicales chez l’adulte (8). L’affection s’observe surtout après 50 ans, plus souvent chez l’homme que chez la femme, sa fréquence augmente avec l’âge, elle est une des premières causes de handicap fonctionnel chez le sujet âgé (26).

 HISTOIRE NATURELLE

L’histoire naturelle des myélopathies cervicale est variable et imprévisible (35, 56). Les éléments relatifs à l’histoire naturelle sont précisés dans les chapitres étiologies, physiopathologie et diagnostic (cf infra).